9 questions à se poser sur la prématurité

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17.11.2021

A l’occasion de la journée mondiale de la prématurité (ndlr : le 17 novembre), voici neuf questions (et leurs réponses) pour mieux comprendre ce phénomène qui touche presque 8% des bébés chaque année.

9 réponses à connaître sur la prématurité

1. Quand est-ce qu’un enfant est considéré comme prématuré ?

On considère qu’un bébé est prématuré lorsqu’il nait avant 37 semaines d’aménorrhée ou 35 semaines de grossesse – soit 8 mois plein. Avant ce stade, les organes de l’enfant ne sont pas encore prêts à affronter la vie.

2. Y’a-t-il plusieurs niveaux de prématurité ?

On distingue trois niveaux différents de prématurité :

  • Naissance entre 7 et 8 mois de grossesse : prématurité moyenne (85% des cas de prématurés)
  • Naissance entre 6 et 7 mois de grossesse : grande prématurité (10% des cas)
  • Naissance en dessous de 6 mois de grossesse : très grande prématurité (5% des cas).
  • En dessous de 5 mois de grossesse : chances de survie nulles.

3. Pourquoi accouche-t-on prématurément ?

Les causes sont multiples.

D’abord, il y a les accouchements prématurés spontanés liés à une rupture prématurée des membranes.

Ensuite, il y a les naissances provoquées suite à une décision médicale. Dans ce cas, la naissance a le plus souvent lieu par césarienne. Quand on décide de faire naître prématurément un bébé, c’est qu’il y a un risque de décès du fœtus ou de la mère. Cela peut être lié à un retard de croissance grave du bébé, à une hypertension artérielle sévère chez la mère (prééclampsie) ou autres (anomalies de l’utérus et du placenta, diabète maternel grave, etc.).

4. Certaines grossesses sont-elles plus à risque de prématurité ?

Oui, un tiers des enfants prématurés sont issus de grossesses multiples. Mais d’autres facteurs de risques peuvent entrer en jeu : conditions socio-économiques difficiles, âge plus avancé de la mère, stress, consommation de tabac, etc.

5. Que faire si on est à risque ?

Dans la plupart des cas, les grossesses à risque sont identifiées comme telles par l’équipe médicale qui suit la maman. La future mère est alors informée de la conduite à tenir (alitement par exemple) et est, si nécessaire, orientée vers une maternité de type III – équipée pour prendre en charge les naissances prématurées.

6. Y’a-t-il plus ou moins de prématurés qu’avant ?

Globalement, on observe une augmentation des naissances prématurées dans les pays développés. En France, la prématurité était de 6% en 1995. Nous sommes aujourd’hui à environ 8%.

7. Bébé est né prématuré. Qu’est-ce qu’il va se passer ?

Cela va dépendre du niveau de prématurité du bébé. Réanimation néonatale, soins intensifs, néonatalogie, ils sont placés dans des couveuses qui les maintiennent à 34°/35°avec un taux d’humidité de 80 %. Les nourrissons peuvent sortir de couveuse à partir de 2 kg. Dès que possible, le contact avec les parents est très fortement encouragé sous forme de « peau à peau » pour apaiser l’enfant et favoriser les montées de lait chez la mère.

8. Peut-on allaiter un bébé prématuré ?

Oui, bien sûr. C’est même recommandé. Les mamans qui le souhaitent sont invités à tirer leur lait puisqu’un bébé prématuré n’a pas la force de téter directement. Le point positif, c’est que les mamans voient directement le bénéfice de leurs efforts sur leur bébé. Pour en savoir plus, découvrez l’interview d’une de nos expertes sur le sujet. 

9. La prématurité a-t-elle toujours des conséquences sur le développement de l’enfant ?

Chaque enfant est différent. Il est impossible de savoir avec précision comment l’enfant va se développer. Néanmoins, on sait que moins la prématurité est importante, moins les risques sont grands.

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