Charge mentale : comment accepter de lâcher prise

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07.06.2021

Fatiguée de courir après le temps ? Entre le travail, la maison, les enfants, vous avez l’impression d’être débordée et ne plus avoir de temps pour vous ?

Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seules !

Grâce à un live Instagram organisé en collaboration avec Mont-Roucous, l’équipe de Mère Nature Speaking ! a proposé une réflexion sur la charge mentale.

Accompagnée de Daniela Martins, influenceuse et mère de 2 enfants de 4 et 2 ans, Nathalie Galloux, formatrice et coach professionnel en entreprise est intervenue pour évoquer des pistes afin de dépolluer son mental face au rythme effréné que vivent de nombreuses mères.

 

Jeunes parents : comment limiter les effets de la charge mentale ?

Concilier vie professionnelle et vie familiale : un défi au quotidien

S’occuper des enfants, gérer la vie de la maison, prévoir, anticiper partout et tout le temps. Aujourd’hui, on ose davantage parler de charge mentale et d’accompagnement pour éviter des conséquences plus dramatiques comme le burn-out parental.

Mais, le sujet de la maternité en entreprise reste tabou. Or, la vie professionnelle et la vie familiale se mélangent au quotidien. Lorsqu’elles sont au travail, de nombreuses mères pensent à la gestion de la maison et inversement.

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la femme du 8 mars 2021, Mère Nature Speaking ! a lancé la méthode « Mère Veilleuse » qui vise à accompagner les mères pour gérer au mieux la charge mentale qu’elles supportent.

Manque de temps, stress, pression, culpabilité de ne pas passer suffisamment de temps avec ses enfants sont des facteurs que ressentent de nombreuses femmes. Il est important d’arrêter de culpabiliser de vouloir travailler et avoir une vie de famille.

La mère parfaite n’existe pas

Une des causes majeures de la charge mentale est la pression qui repose sur les mères et notamment celle qu’elles se mettent elles-mêmes. Elles cherchent à ressembler à l’image de la mère parfaite en hyperactivité qui travaille toute la journée, gère d’une main de maître sa maison et propose d’innombrables activités.

Un exemple parlant est celui de la cuisine maison. Nous sommes nombreuses à vouloir tout faire maison. Pourtant, il ne faut pas culpabiliser de vouloir gagner du temps ou de ne pas aimer cuisiner. Des alternatives industrielles comme la marque BabyBio propose des recours aux mêmes qualités nutritives que le fait-maison.

Les influenceuses : un quotidien loin de la réalité

Avec l’arrivée des réseaux sociaux, une nouvelle forme de pression s’est installée. Il est aisé de se comparer avec des influenceuses qui montrent une image parfaite. Or, même les influenceuses se comparent entre elles. Lors de ce live, Daniela Martins conseillait de ne suivre que les personnes qui ne nous font pas culpabiliser et qui nous inspirent et nous encouragent. A l’inverse, il vaut mieux se désabonner des comptes qui créent un sentiment de frustration quotidien. D’autant que les réseaux sociaux ne montrent qu’une petite partie du quotidien et ne reflètent pas la réalité.

« Être une bonne mère, c’est savoir s’écouter soi » estime Nathalie Galloux. Les conseils peuvent être bienveillants mais au final, il est important de se faire confiance. Daniela Martins rappelle qu’on « est la meilleure mère pour nos enfants ». On pense généralement qu’être une bonne mère, c’est multiplier les activités, toujours chercher à en faire plus alors qu’on devrait plutôt retenir la qualité des moments passés au lieu de la quantité. On constate d’ailleurs aussi un effet bénéfique lorsque l’enfant s’ennuie ou ne fait rien. Il s’interroge et cherche quoi faire. Dès lors, la mère ne devance pas l’enfant en lui proposant des activités mais elle accompagne sa réflexion.

Lâcher prise est nécessaire. Or, s’arrêter n’est pas forcément bien vu par la société. « On veut parfois trop faire, trop leur offrir de cadeaux, trop leur donner alors qu’au final, les enfants n’ont pas besoin de tout cela » ajoute Daniela Martins. Cette pression est d’autant plus grande à l’arrivée du premier enfant. La famille et les proches peuvent également apporter de la pression en donnant leurs avis sur ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire.

Oser demander de l’aide et parler : deux pistes face à la charge mentale

Être parent en 2021, c’est difficile. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide et à échanger avec son conjoint, sa famille, ses amis etc…Daniela Martins conseille de ne pas hésiter à proposer de garder l’enfant d’une amie même si ce n’est que pour quelques heures : s’octroyer des moments pour soi et se reposer sont primordiaux : « En tant que femme, il faut être solidaire. Savoir demander de l’aide est une force ».

Des associations et des psychologues peuvent également aider avant que les problèmes ne prennent une place trop importante. Les ateliers « Mère Veilleuse » sont également une solution possible. 

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