Comment vivre avec de l’endométriose ?

Marie Hospitalier, Infirmière

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08.06.2021
Les experts maternité de Mère Nature Speaking !

Fiche d'identité

Notre experte santé du mois : Marie Hospitalier
Profession : Infirmière
Ville : Puyricard
Compte Insta : @hospitalier2014

L’endométriose est certainement l’une des maladies gynécologiques les plus célèbres.

Et pour cause, de nombreuses personnalités publiques comme Laurie Pester, Laëtitia Milot, Imany ou encore Enora Malagré ont contribué à la faire connaître.

Aujourd’hui, une femme sur dix en souffre en France. Mais qu’est-ce que l’endométriose ? Comment sait-on qu’on est atteinte et surtout quels sont les effets de cette maladie ?

Pour faire le point sur ce sujet, nous sommes allées en discuter avec Marie Hospitalier, infirmière spécialisée en santé-environnement. Elle-même atteinte, elle s’est particulièrement intéressée ces dernières années à l’endométriose.

L’endométriose : des symptômes aux solutions

Bonjour Marie, Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’endométriose ?

L’endométriose se caractérise par la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine… On peut en trouver au niveau des ovaires, du tube digestif, du pelvis, des côtes… Dans certains cas, on en retrouve même dans le cerveau ! Au niveau de ces tissus, il y a une inflammation qui se crée et cela génère de la douleur…

Comment est-ce qu’on se rend compte qu’on est atteinte de cette pathologie ?

En règle générale, on se rend compte que l’on est atteinte par cette maladie quand les règles sont régulièrement douloureuses et hémorragiques. Il est important de rappeler que les règles ne doivent pas être douloureuses. Si une jeune fille se tord de douleur à chaque cycle, mieux vaut consulter un gynécologue. Néanmoins, pour certaines femmes, le diagnostic se fera tardivement… Elles s’en rendront compte lorsqu’elles n’arriveront pas à tomber enceinte…

La maladie peut donc passer longtemps inaperçue ?

Malheureusement oui ! Aujourd’hui encore, on manque d’informations et de formations des professionnels de santé. Le diagnostic d’endométriose prend en moyenne 7 ans !


Je suis convaincue que nous pouvons ralentir, si ce n’est lutter contre, la maladie grâce à une bonne hygiène de vie.


Y’a-t-il des endométrioses plus graves que d’autres ?

Toutes les endométrioses sont différentes. Certaines sont plus graves que d’autres du fait de leur localisation. Par exemple, une endométriose au niveau des trompes va bloquer la migration des ovules et donc, la fertilité. Malheureusement, les dégâts ne s’arrêtent pas à l’infertilité. Certaines femmes doivent avoir recours à une colostomie. C’est-à-dire qu’on doit leur sectionner une partie du colon envahit par l’endométriose et leur mettre une poche pour évacuer les selles… La gravité de l’endométriose va être évaluée selon deux critères : le degré de propagation aux différents organes et en fonction de l’invalidité que cela entraine.

Est-ce que c’est incurable ?

En fonction des personnes et de l’hygiène de vie, l’évolution peut-être plus ou moins rapide. Parfois, elle stoppe miraculeusement ou ralentit considérablement. Donc, ça n’est pas incurable… Mais, dans la plupart des cas, mieux vaut apprendre à vivre avec.

 

 

Que peut-on faire pour mieux vivre avec ?

Il faut tout d’abord l’accepter et la comprendre. Elle est vraiment différente en fonction des personnes… Certains remèdes vont réussir à calmer certaines femmes, et ils ne feront rien à d’autres… De mon point de vue, le plus important est d’avoir une bonne hygiène de vie. Une alimentation saine et adaptée peut changer la vie d’une endogirl ! Et, malheureusement, je sais de quoi je parle ! Une activité physique régulière améliorera aussi le bien être. En effet, faire du sport permet de sécréter des endorphines (les hormones du bonheur). De plus, cela va stimuler la circulation sanguine et ainsi contribuer à réduire les douleurs de l’endométriose.

D’où vient l’endométriose ?

Dans certains cas, les causes sont génétiques. Mais, plusieurs études ont fait des liens entre endométriose, dérèglement hormonal et perturbateurs endocriniens. Lire la méthode Mère Nature peut aider à en supprimer plusieurs !

Peut-on agir en prévention ? Que conseillez-vous ?

L’hygiène de vie est déterminante. Je suis convaincue que nous pouvons ralentir, si ce n’est lutter contre, la maladie grâce à une bonne hygiène de vie. Du côté de l’alimentation, il est recommandé de privilégier une alimentation saine à base de fruits et légumes. Suivant les cas, on peut aussi tester en supprimant quelques jours les produits laitiers et/ou le gluten. Et en fonction des effets constatés, on ajuste ! L’endométriose doit être prise en charge de façon holistique. Il est important d’avoir un suivi avec un gynécologue spécialiste de l’endométriose. Et on peut compléter cette prise en charge en consultant un naturopathe, un ostéopathe ou en se renseignant sur une prise en charge psychologique adaptée (psychologue, psychiatre, hypnothérapeute, sophrologue suivant les personnes), etc.

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Endométriose Mère Nature Speaking !

 

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