Brigitte, notre Grand-Mère Veilleuse de la semaine #20

Maman de Valérie, 38 ans, Aurélie, 36 ans, Mélanie, 30 ans et Pauline, 26 ans
& Grand-Mère de Maya, 4 ans, Kalyan, 2 ans et Léon, 6 mois


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1.03.2020
Pro de santé

Fiche d'identité

Prénom : Brigitte
Profession : Endocrinologue
Ville : Aix-en-Provence
Nombre d’enfants et de petits enfants : 4 filles, 1 petite fille et 2 petits fils
Maternités où elle a accouché de ses filles : Clinique de l’Etoile à Aix-en-Provence
Écologiquement intraitable sur : L’alimentation
Ce qui vous manque pour être plus écolo : Du temps !

L’interview de notre Grand-Mère Veilleuse de la semaine

A l’occasion de la fête des grands-mères, nous sommes parties à la rencontre du Dr Brigitte Pfister, maman de 4 filles et depuis quelques années grand-mère de trois petits ! Elle est résolument déterminée en tant qu’endocrinologue à aider les futures mamans à dépolluer leur quotidien pour maximiser leur chance de concevoir ! Dans cette démarche, elle est d’ailleurs l’une de nos expertes référentes Mère Nature. Nous sommes allées lui poser quelques questions sur ses actions personnelles avec toute sa petite tribu.

Une grand-mère nature !

Bonjour Docteur, vous avez été maman pour la première fois dans les années 80, est-ce qu’à cette époque on était déjà sensibilisé à ces questions de santé environnement ?

Non ! Mais alors pas du tout ! On ne disait même pas aux femmes enceintes de ne pas fumer pendant la grossesse ! Pour l’alcool, on était très loin de la tolérance zéro… Et alors, pour le reste… Même en tant que médecins, nous n’avions aucune notion des impacts environnementaux.

Pourtant aujourd’hui, vous êtes très engagée dans la sensibilisation aux perturbateurs endocriniens. Alors, que s’est-il passé entre temps ?

En tant qu’endocrinologue, j’ai participé à de nombreux congrès et sessions de formations qui m’ont alertée. J’ai également suivi les études publiées par le Pr Fénichel et le Pr Sultan. Et elles m’ont particulièrement marquées. La prise de conscience a été progressive. Je me suis dit que l’épidémie d’obésité, l’augmentation des cancers pédiatriques, les difficultés croissantes pour concevoir : tout cela ne pouvait pas être sans lien avec notre environnement.

Et c’est suite à cela que vous vous avez eu envie de faire passer le message ?

Oui ! Je peux dire que depuis une dizaine d’années je suis devenue « militante ». J’ai commencé par sensibiliser mes filles. Mes petits enfants sont tous les trois des bébés bio ! Et puis, je tente aussi de faire passer le message à mes patientes.

Vous leur recommandez quoi ?

D’abord, pas d’alcool et pas de tabac – nous ne sommes plus dans les années 80 ! Ensuite, de manger bio un maximum. Si ça n’est pas possible de penser à bien laver les fruits et les légumes. Pour le ménage, je leur recommande de privilégier les recettes de grand-mère ou les produits écolabellisés comme ceux qu’on peut trouver dans les sacs Mère Nature. Tous les mardis, je fais d’ailleurs une consultation de groupe gratuite et ouverte à toutes de 14h à 14h30 à la maternité de l’Etoile pour justement parler aux futures mamans de tout ce qu’elles peuvent faire pour se dépolluer avant une grossesse !

Parlons un peu des sacs Mère Nature justement ! Vous avez collaboré à l’écriture de la méthode, en quoi pensez-vous qu’ils soient un outil de prévention utile ?

Je pense que le petit sac initie la mise en route d’une réflexion. Je constate que mes patientes lorsqu’elles ont reçu le sac prennent conscience qu’il existe certains produits moins polluants, qu’il y a des choses qu’elles peuvent faire pour limiter les perturbateurs endocriniens. Ça les rend actrices et c’est très bien.

Au-delà de ce que vous faites pour informer vos patientes. Qu’est-ce que vous faites concrètement pour limiter votre impact écologique ?

Je fais à peu près tout ce qui est recommandé dans la méthode Mère Nature – sauf pour les cosmétiques peut-être ! Je suis très attentive au tri des déchets également. Je collabore aussi au groupe de travail de la maternité de l’Etoile où je consulte pour mettre en place des politiques de développement durable au sein de l’établissement. Forcée de constater que ces politiques sont plus compliquées à mettre en place sur le plan collectif qu’à l’échelle de son foyer, mais nous avançons tout de même ! L’essentiel c’est d’être dans la démarche.

Et avec vos petits-enfants, qu’est-ce qui vous semble important de leur enseigner sur ces questions ?

Il me semble important qu’ils aiment manger des bonnes choses dès le plus jeune âge ! Il faut leur apprendre le goût et ne pas hésitez à tout leur faire goûter.

Est-ce que votre conjoint vous soutient dans toutes ces actions ?

Parfois, il en a un peu marre !!! Il a encore des efforts à faire sur le tri… Mais dans l’ensemble, il est en progrès !! Mes gendres par contre sont très engagés sur ces questions ! Ils sont supers. L’un d’eux vient même de lancer sa propre marque de bière bio !

Pour finir, le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer ?

Mes couleurs de cheveux et mes cosmétiques !

 

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