Infertilité : l'histoire de Sarah devenue maman grâce à un don de sperme

Mère Veilleuse de James, 6 ans et Alice, 2 ans.

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25.05.2021
Combattre l'infertilité

Fiche d'identité

Prénom : Sarah
Âge : 32 ans
Profession : Journaliste indépendante
Ville : Portsall (près de Brest)
Prénom et âge des enfants : James, 6 ans et Alice, 2 ans
Compte Insta : @lescliquetisdelapluie

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Sarah, maman de deux bébés miracles tous deux nés grâce à un don de sperme. Cette journaliste free lance nous raconte son combat contre l’infertilité et nous explique comment, en devenant mère, elle est aussi devenue une femme plus forte. Voici son portrait.

Trois choses à savoir sur sa maternité !

Votre livre de chevet en ce moment :

« Ils ont fait le tour du monde » de Sandrine Mercier et Michel Fonovich

La chose essentielle à votre journée :

Ca peut paraître cul-cul, mais je dirais l’amour de mon mari et de mes enfants !

Le truc que vos parents faisaient et qui vous semble fou aujourd’hui :

Les fessées et les punitions !

Nos questions, ses réponses

La métamorphose

Avant d’être maman, elle était comment votre vie ?

Avant d’être maman, j’étais une femme active et passionnée. J’étais journaliste de profession. J’avais plein de projets et beaucoup d’animaux – notamment des chiens de traineaux et des chevaux ! J’avais vraiment de quoi m’occuper. De plus, avec mon mari, on était passionnés de surf. On passait donc beaucoup de temps dans l’eau !

Quand avez-vous eu envie d’être mère pour la première fois ?

C’était en 2011, j’étais déjà avec mon mari depuis 5 ans et nous voulions fonder une famille. Nous avons essayé durant une année entière. Sans succès. J’étais vraiment frustrée. Pour mon gynécologue, ça ne faisait pas de doute, c’était mon surpoids le responsable de cette infertilité… Je me suis donc rendue seule dans un centre d’aide à la procréation, persuadée que le problème venait de moi. Après quelques examens, nous avons découvert que cette infertilité venait en fait de mon mari. Le couperet est tombé, nous ne pourrions jamais avoir d’enfant « naturellement ».

Comment avez-vous fait ?

Nous avons dû faire appel à un don de sperme anonyme pour pratiquer une procréation médicalement assistée (PMA). Je pensais être attristée par cette nouvelle, mais ça a été tout l’inverse ! Je savais enfin le combat que nous devions mener. En décembre 2014, mon petit James est né. Je suis enfin devenue mère, j’étais comblée. Puis, en novembre 2018, sa petite sœur, Alice, est venue compléter la famille – également grâce à un don de sperme. J’ai tenu à moi-même faire un don d’ovocytes. C’est une façon pour moi de dire merci à la vie pour mes deux miracles.

Une fois enceinte, comment s’est passée votre grossesse ?

Enceinte de James, j’étais angoissée de tout. D’abord, parce que j’avais un métier que je pensais incompatible avec l’arrivée d’un enfant. En effet, j’étais alors journaliste indépendante… Mes revenus étaient fluctuants, mes horaires inexistants… Bref, j’ai été énormément angoissée. Finalement, j’ai été hospitalisée pour menace d’accouchement prématuré. Mais James a attendu la 37ème semaine pour sortir. C’était un très beau bébé ! Je n’ai eu aucune nausée, malheureusement j’ai pris 25 kg… Que je viens seulement de perdre 6 ans plus tard…Pour Alice, ma grossesse était différente. J’avais déjà James et je n’avais donc pas vraiment le temps de m’apitoyer sur mon sort. J’étais toujours en action, et mon mari était absent pour le travail. J’étais donc épuisée physiquement, mais moralement tout allait bien !

Mère (mais pas que !)

Et maintenant que vous êtes maman, elle est comment votre vie ?

Ma vie a radicalement changé ! Après avoir travaillé dans l’administratif pour avoir des horaires plus fixes pour bébé, je suis de nouveau journaliste indépendante. J’ai voulu reprendre ma passion et je ne me suis jamais sentie aussi épanouie depuis que je suis maman et journaliste. Maintenant que je suis mère, je me sens plus forte et plus femme. C’est comme si j’avais trouvé ma place dans l’univers et c’est une sensation indescriptible. Au niveau du quotidien, j’ai des journées bien remplies et chronométrées, avec des alarmes de 5h45 à 19h ! Comme papa travaille beaucoup et est souvent en déplacement, c’est moi qui gère tout. La charge mentale est donc pour moi ! D’ailleurs, après la grossesse d’Alice, je me suis vraiment oubliée… Mais heureusement j’ai décidé de me reprendre en main. J’ai perdu 40kg, j’ai un nouveau projet professionnel qui me passionne, j’ai repris le sport et une bonne alimentation pour toute la famille. Je crois d’ailleurs qu’Instagram m’a aidé à avoir le courage de me reprendre en main. Parler avec mes abonnées et les personnes des comptes que je suis, m’a vraiment donné une force.

Et depuis la pandémie de COVID ?

Si je peux donner une note positive à COVID19, ce serait le télétravail. Cela m’a permis de ne pas avoir de temps de trajets chronophages ! Ca m’a aussi laissé l’occasion de me mettre au « batch cooking ». Je peux me libérer du temps de qualité pour les enfants. Car cela m’évite de « perdre du temps » avec la préparation des repas.

Qu’est-ce que vous n’avez plus fait depuis que vous êtes maman et qui vous manque ?

Sans hésitation : le surf. On ne trouve plus le temps d’en faire avec mon mari. Il y a notre travail, les travaux de la maison, les enfants … Ca nous laisse peu de place pour surfer, mais je m’y remettrai c’est sûr.

Et puisqu’on est sur le site de Mère Nature, parlons deux minutes d’environnement pour finir ! Quel est le truc « Green » que vous faites et que votre conjoint ne supporte plus ou ne comprend pas ?

En devenant maman, j’ai eu une prise de conscience écologique. Mon mari est dans le même état d’esprit que moi à ce sujet. On a complètement changé notre façon de consommer ! Nous voulons donner de bonnes bases à nos enfants. On a plutôt réussi puisque mon fils nous rappelle parfois à l’ordre ! Nous ne sommes pas parfaits, mais en transition… Par exemple, on a dit adieu à la fast fashion pour se mettre à la seconde main. On essaie de consommer bio, local et en vrac également. Pour nos déplacements, on se déplace le plus possible à vélo ou à pied.

Et pour conclure…

En un mot, vous diriez que vous êtes une maman qui….

Fait de son mieux !

 

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