Infertilité et PMA : comment Caroline, sage-femme, est devenue maman

Mère Veilleuse de Marius, 2 ans et Maxine, 3 mois.

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20.12.2020
Combattre l'infertilité

Fiche d'identité

Prénom : Caroline
Âge : 34 ans
Profession : Sage-femme
Ville : Lille
Surnoms donnés à ses enfants : Bibou ou Lardon
Maternité où vous avez accouché : Hôpital Saint Vincent de Paul à Lille
Écologiquement intraitable sur : Les compositions des produits ménagers
Ce qui vous manque pour être plus écolo :  Du temps 

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Caroline, maman de deux enfants, Marius et Maxine. Sage-femme au Centre Hospitalier de Dunkerque, elle essaye d’éradiquer les polluants de son quotidien. Et pour cause, elle a elle-même rencontré des difficultés pour tomber enceinte, et s’est donc penchée à ce moment-là sur l’épineuse question des perturbateurs endocriniens. Elle nous partage son questionnement sur son infertilité et son parcours de PMA. Voici son portrait.

Une sage-maman !

Bonjour, D’abord, comment ça va ? Au quotidien pas trop dur d’être soignante et maman en même temps ?

Cela demande beaucoup d’organisation. J’ai un rythme de travail assez compliqué, mais j’arrive à m’y retrouver. Je fais des gardes de 12h pour avoir plus de temps avec mes enfants. Comme ça, je profite d’eux assez longtemps dans la journée. Le mieux serait de pouvoir organiser des week-ends entiers, mais ça reste encore difficile à mettre en place.

A quel moment avez-vous commencé à faire attention aux Perturbateurs Endocriniens ? Est-ce que c’est arrivé avec bébé ?

Je n’arrivais pas à tomber enceinte. Et j’ai finalement dû faire un parcours de PMA. Et dans ces cas-là, on se pose des centaines de questions sur le “pourquoi”… Je me suis donc demandée s’il n’y avait pas un lien entre mon environnement, les perturbateurs hormonaux éventuels qui s’y cachaient et les difficultés que je rencontrais… Difficile de savoir s’ils sont vraiment à l’origine de mon infertilité, mais maintenant je fais en sorte de les éviter au maximum ! Je pense surtout à la santé de mes enfants. Et j’estime que dans le doute, je me dois d’être plus prudente pour eux.

Comment vous êtes-vous renseignée sur ces polluants ?

J’ai commencé à en entendre parler autour de moi. Je me suis mise à enquêter sur le sujet pour en savoir plus. Quelques livres m’ont bien aidée mais c’est sur Internet que j’ai trouvé le plus d’informations. On a la chance d’avoir cet outil, il m’a été très utile et il l’est toujours.

Le coronavirus a-t-il changé votre façon de consommer ? Plus de bio ou moins de bio ? Plus de local ?

Ce n’est pas vraiment le virus lui-même qui a changé nos habitudes, mais la période de confinement. Nous avons tout de suite remarqué que l’on ne prenait pas assez de temps tous ensemble. Avoir le temps de profiter d’une vie de famille nous a ressourcé. Nous avons consommé plus local qu’à l’accoutumée et nous avons pris le temps de cuisiner.

Comment êtes-vous passée à l’action pour dépolluer tout ça ?

Finalement, j’ai eu l’avantage d’être informée de tout ça avant d’être enceinte. Dès ma première grossesse j’ai évité certaines substances nocives. Je n’avais rien à jeter ou remplacer dans les affaires de bébé. C’est plus facile quand on démarre sur de bonnes bases. J’évite d’ailleurs de consommer inutilement. Je veux jeter au minimum. Pour la chambre de bébé, j’ai cherché les peintures les moins toxiques possible en veillant à bien aérer avant qu’il y dorme. Nous avons également bien aéré les meubles, car nous n’en avons pas trouvé de seconde main. Pour les produits, je fais attention aux compositions et j’utilise des cotons lavables. Côté alimentation, on consomme le plus possible bio et local et bien sûr bébé a un biberon en verre.

Est-ce que Papa vous soutient dans ces actions pour dépolluer l’environnement de bébé ?

Pas toujours, mais il comprend ! Avec la PMA, il a constaté quels étaient les effets de ces substances. Et, il fait donc des efforts pour ses enfants.

Le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer !?

Ma voiture pour aller au travail. C’est la solution la plus simple pour moi.

Caroline Picard Mère Veilleuse

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