Jean-Luc, notre Père Veilleur de la semaine #30

Papa de Baptiste, 14 ans

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10.05.2020
Pères Veilleurs

Fiche d'identité

Prénom : Jean-Luc
Âge : 49 ans
Ville : Mouans-Sartoux
Profession : Surveillant de travaux dans les travaux publics
Maternités où son fils est né : Hôpital de Grasse
Surnom donné à son fils : Boups’
Écologiquement intraitable sur : Jeter des déchets dans la nature
Ce qui vous manque pour être plus écolo : Un petit bout de terrain pour faire mon potager, pour faire mon compost et pour pouvoir donner une deuxième vie à des vieux meubles !

L’interview de notre Père Veilleur de la semaine

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Jean-Luc. Ce père célibataire vit avec son fils de 14 ans qu’il a en garde alternée à Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes, commune très connue pour ses engagements écologiques. Voici le portrait d’un père qui a à cœur de transmettre à son fils le respect de la nature.

Un père respectueux de la nature !

Bonjour, Votre fils a 14 ans… Est-ce que c’est compliqué quand on a un ado de lui apprendre à éviter les polluants ?

Pour l’instant, pas plus que ça ! Quand il était petit, avec sa mère, nous avons toujours veillé à ce qu’il mange des fruits et légumes frais et des plats fait-maisons. Il a conservé de bonnes habitudes alimentaires. Lui-même adore cuisiner du frais d’ailleurs. On fait aussi beaucoup de vélo ensemble. Il me semble que c’est un sport qui apprend à respecter l’environnement dans lequel on roule.

Vous-même vous avez une sensibilité à l’environnement depuis longtemps ?

Je suis né à Chartres dans l’Eure-et-Loir. J’ai grandi à la campagne au milieu des champs céréaliers… qui n’étaient d’ailleurs pas bio du tout ! Et j’allais en vacances chez mon grand-père dans le Sud-Ouest tous les ans. D’ailleurs mon fils, fais occasionnellement du surf sur les vagues de l’Atlantique – la mère des océans !!! Je ne sais pas si ça vient de là, mais j’ai toujours aimé la nature et j’ai toujours eu le sentiment qu’il fallait faire de son mieux pour la protéger. La naissance de mon fils a accentué ce sentiment. J’ai lu beaucoup de livres qui m’ont fait prendre conscience de cela aussi. Parmi ceux qui m’ont le plus marqués, je dirais ceux de Sylvain Tesson sur l’intégration et le respect de la nature (« Dans les forêts de Sibérie », « Les chemins noirs », « La panthère des neiges ») et récemment celui d’Aurélien Barrau, Astrophysicien au CNRS, « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » sur comment faire face à la catastrophe écologique et sociale. Bref, j’essaie donc de faire de mon mieux au quotidien dans ma vie professionnelle comme personnelle.

Et dans votre vie professionnelle justement, comment l’environnement est-il pris en compte ?

Je suis surveillant de travaux pour la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis. C’est-à-dire qu’avec mon équipe, nous gérons des marchés puis des chantiers de travaux publics. Dans nos cahiers des charges, la gestion de l’environnement est un point particulièrement important. Aujourd’hui, c’est vraiment un critère de choix dans le cadre des projets d’entreprises que nous choisissons de retenir ou non. Mais, ces derniers temps, nous observons que ces questions-là sont de mieux en mieux prises en compte. Ça évolue dans le bon sens.

Et dans votre vie personnelle alors ?

Là aussi, j’essaie de faire de mon mieux. D’abord, j’ai choisi de m’installer à Mouans-Sartoux, car j’aime beaucoup l’esprit de la ville au niveau des transports, des jardins, etc. Cela me permet notamment d’aller à vélo au bureau plusieurs fois par semaine. J’essaie aussi de faire attention à mes déchets. J’ai supprimé tout ce qui est gel douche pour passer au savon de Marseille en bloc. Idem pour les bouteilles d’eau en plastique, je suis passé à la gourde. J’achète mes fruits et légumes chez le primeur en vrac. Et j’ai toujours un tote-bag sur moi pour éviter les sacs jetables. Mon prochain projet, c’est de passer au vrac pour les pâtes, le riz, etc. Il y a une épicerie à proximité de chez moi qui va me permettre de m’y mettre facilement. J’ai commencé à m’équiper en bocaux. Enfin, j’essaie aussi de bricoler et de réparer. J’achète ou récupère des meubles ou objet de seconde main que je retape.

Et pour finir, le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer !?

Probablement les téléphones et ordinateurs…. Pour le reste, je pense qu’on peut y arriver.

Jean Luc et Baptiste

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