« Ma vie a été chamboulée à l’arrivée de mon fils » : le portrait d’Isabelle

Mère Veilleuse de Maël (7 mois)

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16.08.2021
Jongler entre son job et ses enfants

Fiche d'identité

Prénom : Isabelle
Âge : 37 ans
Ville : Marseille
Profession : Assistante de direction
Prénom et âge de son fils : Maël (7 mois).
Compte Insta : @sairenisah

Cette semaine, nous sommes parties à Marseille, à la rencontre d’Isabelle, maman de Maël (7 mois). Elle nous raconte comment l’arrivée de son fils a bouleversé son quotidien et comment notre méthode Mère Veilleuse l’aide dans sa vie de tous les jours.

Voici son portrait.

Trois choses à savoir sur sa maternité !

La chose essentielle à votre journée : Un gros câlin à 3 avec papa et bébé

Pour vous, la Mère Idéale, elle fait : Rien puisqu’elle n’existe pas

Votre livre de chevet en ce moment : « Le cerveau de votre enfant » de Daniel Spiegel

Nos questions, ses réponses :

La métamorphose

Avant d’être maman, elle était comment votre vie ?

Avant d’être maman, ma vie était réglée comme du papier à musique et tournait autour de moi ! En semaine, j’étais assistante de direction, community manager en freelance et bénévole pour une association de soutien scolaire. Les lundis, mardis, jeudis et parfois vendredi soir, je fonçais sur mon petit scooter pour ne pas rater le cours de sport. J’enchaînais 2 voire 3 cours par soir. J’ai eu plus de 10 ans de troubles de comportement alimentaire et mon mari m’a aidé à les surpasser. Le weekend, nous faisions de nombreuses sorties et on profitait de nos proches. Pour les vacances : cousinades, road trip et destinations exotiques étaient au programme.

Quand avez-vous eu envie d’être mère pour la première fois ?

Je pensais ne pas vouloir d’enfant mais j’ai changé d’avis à l’approche de la trentaine. J’ai perdu ma mère lorsque j’avais 17 ans. Nous étions fusionnelles. J’ai grandi dans un foyer un peu oppressant. Je craignais de reproduire ce schéma et de ne pas être à la hauteur, je voulais vivre ma vie. J’ai beaucoup voyagé, je changeais régulièrement de travail etc. Une fois stabilisée, le désir d’enfant s’est fait sentir. Pour tomber enceinte, cela a pris 9 longs mois. J’ai même consulté un spécialiste de la fertilité au bout de 6 mois d’échecs et il m’a fait plein d’analyses pour me rassurer.

Une fois enceinte, comment se sont passées vos grossesses ?

Je suis contente d’avoir vécu l’expérience mais je n’aurai pas aimé rester bloquée en « mode enceinte ». J’ai trouvé la grossesse trop médicalisée mais je recommande les cours de préparation à la naissance. Ils m’ont permis de rencontrer une sage-femme formidable, Virginie Pinazo, dont j’essaierai de garder en mémoire les enseignements. En parallèle, j’ai regardé tous les épisodes de la Maison des Maternelles lors du confinement et lu les ouvrages de Bernadette de Gasquet. Je rêvais d’un accouchement physiologique et d’un futur papa en soutien mais cela ne s’est pas passé comme cela. J’ai aussi pris des cours de chant prénatal via Zoom et mes bruits de « poule », en réalité les vocalises, faisait beaucoup rire mon compagnon. Bien sûr, avec le covid, l’haptonomie, c’était compliqué…

Pas de nausées ?

Si au 1er trimestre, j’ai eu les célèbres nausées et je ne supportais plus le goût du dentifrice, ni les odeurs de parfum. Par chance, je ne vomissais pas et je me consolais en me disant « que c’était bon pour la viabilité du fœtus ». Au 3ème trimestre, entre les insomnies et les impatiences, je n’en pouvais plus. Mais j’ai continué à rester active en marchant beaucoup et à me faire plaisir en portant de jolies tenues. Les dernières semaines, les gens étaient vraiment prévenants à mon égard, cela me réchauffait le cœur.

Mère (mais pas que !)

Et maintenant que vous êtes maman, elle est comment votre vie ?

Ma vie a été chamboulée à l’arrivée de mon fils et je tâtonne pour trouver un nouvel équilibre à 3. On m’avait prévenu que l’amour pour un enfant prenait le dessus, que mon bébé deviendrait ma priorité, mais ce fut une réelle claque ! Je ne pensais pas que devenir maman représenterait autant d’investissement et de sentiments ambivalents. J’ai repris le travail lorsque mon fils avait 3 mois. J’ai commencé le sevrage 15 jours avant de le confier à une micro-crèche. La séparation fut douloureuse et le mode de garde choisi catastrophique, mais on ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Aujourd’hui, nous avons trouvé une perle pour prendre soin de notre petit. C’est un soulagement de le savoir bien à ses côtés.

Et niveau charge mentale ?

J’en ai parlé très tôt à mon compagnon qui, sans être toujours d’accord avec moi, a fait un maximum d’efforts pour qu’un meilleur équilibre au sein de notre foyer soit trouvé. Nous avons listé toutes les tâches relevant du foyer et avons déterminé ensemble qui faisait quoi et à quelle fréquence. J’ai également consulté des mères bienveillantes pour savoir comment elles géraient certains aspects de la parentalité et se répartissaient les rôles au sein de leur couple. Mais comme je ressentais toujours des points de blocage, j’ai consulté une psychologue puis j’ai découvert la méthode « Mère Veilleuse » qui j’en suis convaincue, si j’arrive à en appliquer l’essence, me sera d’une grande aide au quotidien ! J’adore l’idée de l’épitaphe. J’y pense presque tous les jours, elle relativise tout !

Qu’est-ce que vous n’avez plus fait depuis que vous êtes maman et qui vous manque ?

Faire une activité pour moi sans limitation de durée !

Et puisqu’on est sur le site de Mère Nature, parlons deux minutes d’environnement pour finir ! Quel est le truc « Green » que vous faites et que votre conjoint ne supporte plus ou ne comprend pas ?

On essaie d’acheter intelligemment et si possible d’occasion. Concernant les produits ménagers et cosmétiques, nous choisissons ceux qui sont les plus naturels possibles. Pour la nourriture de notre fils, nous faisons du fait maison au maximum avec des légumes et des fruits de saison.

Et pour conclure…

En un mot, vous diriez que vous êtes une maman qui….

Aime son fils de manière inconditionnelle et fera de son mieux pour qu’il aime sa vie.

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