Mathilde, notre Mère Veilleuse de la semaine #38

Maman de Jules, 18 mois

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5.07.2020
Influenceuses

Fiche d'identité

Prénom : Mathilde
Âge : 27 ans
Profession : Dirigeante d’une agence de Marketing & Communication
Ville : Aix-en-Provence
Surnom donné à ses enfants : Julot, JUL
Maternité où ses enfants sont nés : Maternité de l’Etoile à Aix-en-Provence
Écologiquement intraitable sur : Les emballages
Ce qui vous manque pour être plus écolo : Du temps !
Site Internet : www.mc-mc.fr
Compte Insta :@girlenprovence

L’interview de notre Mère Veilleuse de la semaine

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Mathilde alias Girl en Provence sur Instagram. Maman d’un petit Jules, elle est aussi à la tête de sa propre agence de communication. Elle nous parle sans tabou de sa rencontre malheureusement précoce avec les perturbateurs endocriniens et de son combat pour les limiter… Voici son portrait.

Une maman déterminée !

Bonjour Mathilde, D’abord, comment ça va ? Au quotidien pas trop dur d’être maman et de travailler ?

Ça va très bien, merci ! Ce n’est pas facile tous les jours, et en même temps c’est aussi ce double rôle qui m’épanouit. Je ne me verrais pas faire/être l’un sans l’autre : mon fils me donne la force d’avancer toujours plus et d’aller toujours plus loin dans mon travail. Mon travail, lui, me permet de m’épanouir aussi autrement qu’en étant maman et bien sûr d’offrir une vie confortable à ma famille.

Et ce confinement avec un enfant (ou un bébé), on en parle ?

Parlons-en ! C’était dur et serein à la fois… Déjà, on comprend tout de suite ce qu’est la charge mentale. On culpabilise car on travaille mal et on culpabilise car on est une « mauvaise » mère. On fait tout à moitié : pas assez de temps pour travailler et en même temps, pas assez de temps pour s’occuper de son enfant. Ça m’a beaucoup affectée au début, je me suis sentie nulle. Ceci dit, je ne veux pas me plaindre, car j’ai eu la chance de pouvoir continuer à travailler quand d’autres ont été contraints de tout arrêter du jour au lendemain. Ces doubles journées ont été rudes, mais on a fini par trouver notre rythme petit à petit. Mon pilier a été mon mari, il a tempéré mes humeurs, m’a soutenue quand j’en ai eu besoin, et a endossé toutes les responsabilités parfaitement. J’avais peur que le fait d’être en vase clos me fasse littéralement péter les plombs et que de belles engueulades éclatent, mais ça a été tout le contraire et ça c’est vraiment chouette !

A quel moment avez-vous commencé à faire attention aux Perturbateurs Endocriniens ? Est-ce que c’est arrivé avec bébé ?

Les perturbateurs endocriniens m’ont rattrapée bien avant mon désir de devenir maman… J’ai été diagnostiquée SOPK (Syndrôme des Ovaires Polykistiques) à 20 ans après une année entière sans règles suite à une arrêt de pilule. À ce moment-là, j’ai donc découvert ce qu’étaient les perturbateurs endocriniens. J’ai été scandalisée et triste de découvrir ce qu’ils avaient faits à mes ovaires… Mais après l’apitoiement est venue la détermination ! Éviter ces perturbateurs dans ma vie de tous les jours est devenue une routine. Une fois qu’on sait globalement d’où ils proviennent on adapte son quotidien et on s’y fait très vite. Mon objectif suivant a été de sensibiliser mon entourage ! Je me suis heurtée à des réflexions et des prétextes du genre « ah ben si on fait ça, on ne fait plus rien, on ne sort plus, on ne respire plus… » mais je n’ai jamais baissé les bras ! Je leur ai fait comprendre que ce n’était pas la bonne manière de raisonner, au contraire. Autant éviter ce que l’on peut, ce sera toujours mieux !

Comment vous êtes-vous renseignée sur ces polluants ?

J’ai d’abord fait beaucoup de recherches, seule, sur internet. Puis, lorsque j’ai souhaité devenir maman j’ai dû passer par un parcours PMA et j’ai rencontré un professeur qui m’en a beaucoup parlé et m’a aussi informée sur le sujet.

Comment êtes-vous passée à l’action pour dépolluer tout ça ?

J’ai d’abord commencé par l’alimentation : du Bio au maximum, le moins d’emballages possibles, des produits locaux et de saison… Et, c’était déjà pas mal ! Puis, une fois que ces nouvelles habitudes étaient ancrées en cuisine, je suis passée à la salle de bain avec l’application QuelCosmetic de l’UFC Que choisir. Attention, ça fait un choc ! J’ai TOUT jeté et j’ai recommencé à 0… Désormais avant d’acheter quelque chose je vérifie toujours avec cette application.

Si vous deviez donner un conseil à une maman qui se lance dans la chasse aux polluants et qui ne sait pas par où commencer, quel serait-il ?

D’abord, chaque effort compte ! Il ne faut JAMAIS se décourager. La perfection n’existe pas. On ne peut pas tous les éviter ! Je suggère de commencer par se renseigner seule en lisant des articles qui nous parle à NOUS car chaque personne est différente. La première étape peut être par exemple de biper tous ses produits de salle de bain avec l’application, c’est simple ludique et rapide, et surtout ça met tout de suite le pied à l’étrier !

Est-ce que Papa vous soutient dans ces actions pour dépolluer l’environnement de bébé ?

Oui totalement ! Comme nous avons dû passer par la PMA à cause de mon SOPK, il a vraiment pris conscience des conséquences de ces polluants sur nous.

Le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer !?

Les couches de bébé… Je ne me sens pas capable de me lancer dans les couches lavables. Je prends des couches éco-labellisés pour Jules, mais le fait de jeter autant me fait toujours réagir…

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