Rudy, notre Père Veilleur de la semaine #50

Papa de Ruben, 3 ans et Joshua 3 mois.

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27.09.2020
Pères Veilleurs

Fiche d'identité

Prénom : Rudy
Âge : 40 ans
Profession : Directeur Financier
Ville : Courbevoie en région parisienne
Surnom donné à ses enfants : Rubs et Janchois (Ruben n’arrive pas à prononcer Joshua et dit Janchois à la place)
Écologiquement intraitable sur : La nourriture et les produits de soin bio, la consommation raisonnable de viande et les bouteilles en plastique !
Ce qui vous manque pour être plus écolo : Une voiture électrique ou pas de voiture du tout et réussir à réduire considérablement nos déchets.
Site Internet :www.hpnp.fr

L’interview de notre Père Veilleur de la semaine

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Rudy, Directeur Financier de l’Hôpital Privé Nord Parisien et papa de deux jeunes garçons.

Dans son hôpital, les perturbateurs endocriniens n’ont pas le droit de cité ! La maternité de l’établissement distribue depuis plus d’un an nos petits sacs Mère Nature pour notre plus grand bonheur !

Rencontre avec un papa à la pointe des questions santé environnement !

Un papa hyper convaincu et convainquant !

Bonjour, D’abord, comment ça va ? Comment avez-vous vécu l’arrivée de votre bébé en cette période de crise ? Pas trop dur ?

Comme tout papa de nourrisson, je suis heureux mais fatigué ! Notre bébé est né le 16 juin dernier soit à un moment où la crise sanitaire ralentissait. Le confinement était à cette date derrière nous. Cela m’a permis d’avoir la chance d’assister à l’accouchement et de venir voir la maman tous les jours jusqu’à sa sortie de la maternité. Il n’en reste pas moins que cette grossesse a été particulièrement stressante pour nous, tant par crainte du virus qu’en raison du confinement.

A quel moment avez-vous commencé à faire attention aux Perturbateurs Endocriniens ? Est-ce que c’est venu d’abord du fait de votre travail ? Ou est-ce l’inverse ?

J’ai commencé à m’intéresser à la question des perturbateurs endocriniens quelques temps avant que ma femme tombe enceinte de notre premier enfant en 2016. Je m’intéressais déjà aux compositions des produits ménagers et des produits de soin à cette époque. J’ai eu un réel déclic lorsque nous avons dû acheter les couches, le gel lavant et tous les autres produits de soin. J’ai constaté à cette occasion qu’aucun produit n’était épargné par les perturbateurs endocriniens et surtout pas les produits pour enfants, ce qui m’a scandalisé. L’hôpital au sein duquel je travaille étant particulièrement sensibilisé sur ces questions, cela a nourri ma soif de connaissances et m’a aidé à trouver des solutions alternatives aux produits nocifs puisque la maternité est aujourd’hui éco responsable.

Comment êtes-vous passée à l’action pour dépolluer tout ça à la maison ? Par quoi avez-vous commencé ?

À la maison, notre premier champ d’action a été la salle de bain : gel douche, shampooing, déodorant, dentifrice etc. Ces changements n’ont pas été trop compliqués à mettre en œuvre. Néanmoins, l’efficacité de certains de ces produits n’est pas toujours au rendez-vous. Il faut parfois choisir entre santé et efficacité, ce qui est regrettable. Nous avons dans le même temps entrepris de n’utiliser que des produits écologiques pour l’entretien, ce qui a été également relativement facile puisque l’offre sur cette gamme de produits est large.

Et ensuite ?

Ensuite, nous sommes passés en cuisine, nous essayons également de consommer essentiellement des produits bio et de saison. Nous avons également pris conscience que nos ustensiles étaient nocifs, je pense notamment aux poêles et casseroles en téflon. Nous avons en revanche eu beaucoup de difficultés pour meubler la chambre du bébé. C’est un véritable parcours du combattant et le greenwashing est omniprésent. J’ai été tellement choqué par les allégations commerciales mensongères que j’en ai écrit un article 😉.

Est-ce que la maman vous soutient dans ces actions pour dépolluer l’environnement de bébé ?

Ma femme me soutient dans ces actions et partage ma position même si elle peut me trouver parfois extrême sur certains points ! Dans tous les cas, je ne lui impose rien et la prise de décision est commune même si je sais qu’il lui est arrivé de céder par épuisement et pour que je ne lui répète plus les mêmes avertissements sur certains produits…

Et à l’HPNP comment êtes-vous passé à l’action ?

J’ai eu beaucoup de chance d’intégrer le pôle développement durable au sein de l’HPNP. Outre le fait qu’il est composé de collaborateurs passionnés et passionnants, il m’a permis de donner du sens à mon travail. L’HPNP fait parti des deux/trois établissements de santé les plus en avancés sur ces problématiques en France. Il serait trop long de faire une liste tellement, il y a d’actions différentes et variées dans tous les domaines. Cependant je vous invite à télécharger le rapport RSE sur le site internet, car il donne un assez large aperçu de ce qui a été accompli en dix ans d’engagement dans cette démarche.

Le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer !?

Vu que l’on change en ce moment à peu près cinq à huit couches par jour, je répondrais bien les couches, la solution lavable ne nous tentant guère… Autrement, je vous citerais ma voiture car je mets 45 minutes pour me rendre sur mon lieu de travail et j’en mettrai 1h20 en transport en commun…

Rudy Père Veilleur

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