Sèverine, notre Mère Veilleuse de la semaine #43

Maman de deux enfants, un de 6 ans et un de 2 ans.

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9.08.2020
Mères Veilleuses

Fiche d'identité

Prénom : Sèverine
Âge : 43 ans
Profession : Journaliste
Ville : Aix-en-Provence
Surnoms donnés à ses enfants : Les schtroumpfs
Maternité où ses enfants sont nés : Maternité Catholique de l’Etoile
Écologiquement intraitable sur : Les couches, la nourriture des enfants, les produits d’entretien 
Ce qui vous manque pour être plus écolo : Du temps
Compte Insta : @sevbattp

L’interview de notre Mère Veilleuse de la semaine

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de Séverine, maman de deux garçons très…dynamiques. Journaliste au groupement communication des Pompiers13 et rédacteur en chef adjoint de Soldats du Feu Magazine, elle enseigne aussi au Magistère Journalisme et Communication (Faculté de droit d’Aix-en-Provence). Elle a posé son stylo quelques minutes pour répondre à nos questions. Voici son portrait.

Une maman tout feu tout flamme

D’abord, comment ça va ? Ce confinement avec deux enfants, on en parle ?

Nous l’avons expliqué à la maison, avec des mots simples, et tout s’est plutôt bien passé, même s’il faut s’adapter, se réinventer, se chercher de nouvelles compétences… comme celle d’apprenti(e) institutrice. Mais le confinement a aussi été une occasion de revenir à l’essentiel, aux fondamentaux. J’ai essayé de le voir ainsi. Et puis surtout, je pense à celles et ceux qui ont été plus lourdement concernés : le personnel soignant, les pompiers, les employés des commerces restés ouverts, les chauffeurs de bus, les livreurs, les éboueurs… les gens malades évidemment, et je relativise le confinement.

Et dans le monde d’avant, à quel moment avez-vous commencé à faire attention aux Perturbateurs Endocriniens ?

Avant, j’étais plutôt une élève médiocre en la matière. Mais ça, c’était avant… Et puis, tout est affaire de rencontres, dans la vie, et j’ai rencontré Ludivine Ferrer, très impliquée, et le docteur Patrice Halimi, après qu’il avait écrit un manuel sur la façon de dépolluer son quotidien. En quelques phrases, ils m’ont ouvert les yeux. J’ai réalisé à quel point certaines habitudes n’étaient pas très saines, alors même que je pensais parfois bien faire. L’idée a fait son chemin. D’autant que cela coïncidait avec un sacré changement dans ma vie : devenir maman. Donc les choses se sont faites tout naturellement…

Comment vous êtes-vous renseignée sur ces polluants ?

Ludivine a été une « personne ressource ». Elle m’a fait partager des astuces, donné des bons plans et un peu de lecture sur le sujet… Rien de culpabilisant ni d’insurmontable. En quelques semaines j’ai bouleversé mon quotidien. Je l’ai simplifié, surtout. Car s’il y a bien quelque chose que je ne soupçonnais pas, c’était que supprimer des polluants de notre vie allait finalement nous la faciliter.

Comment êtes-vous passée à l’action pour dépolluer tout ça ?

J’ai commencé petit à petit, par étapes. Plus de « sent bon » ici et là, plus de cosmétiques tout pleins de perturbateurs endocriniens, plus de produits ménagers mauvais pour la santé. Et puis un geste en appelant un autre, je me suis prise au jeu. Avec même une certaine pointe de fierté. Si on m’avait dit un jour que je fabriquerais ma lessive, cela m’aurait semblé improbable !

Bravo ! Vous êtes revenue aux fondamentaux en fait ?

Absolument ! Vinaigre blanc, bicarbonate de soude, savon de Marseille : j’ai banni le superflu pas forcément bon pour la santé. Car en la matière, je suis parfois tombée des nues : des produits pour bébé auréolés de la meilleure des réputations n’étaient pas idéaux ! Des couches parmi les plus chères cachaient bien leur jeu. Cela m’a tellement agacée que j’en ai fait une affaire de principe. A la cuisine, même combat : fabriquer nos produits est plus sain, moins cher et le goût est bien meilleur. Choisir des marques plus saines, plus simples, plus locales, en accord avec ces principes, cela m’a semblé naturel. Bref, plus de produits transformés, des produits locaux et de saison. Rien de compliqué.

SI vous deviez nous donner un conseil pour savoir par où commencer ?

Mon conseil ? Je dirais… une chose à la fois ! Inutile de se lancer dans le « tout bio, tout écolo » d’un coup. Ciblez des petits changements. Le parfum d’intérieur, la lessive qui sent trop bon ou la crème pleine de composants artificiels. Ou bien on veille à adapter les équipements de bébé : biberons en verre, plats maison… Avancer à petits pas, voilà ce que je conseillerais.

Est-ce que Papa vous soutient dans ces actions pour dépolluer l’environnement de bébé ?

Il est même plus impliqué que moi !

Le truc non écolo dont vous ne pourrez jamais vous passer !?

Hors de question de laisser la moindre chance à mes cheveux blancs ! Les couleurs, j’aurais vraiment du mal à m’en passer.

Séverine Mère Nature Instagram

 

Séverine Pardini Mère Veilleuse

Severine Mere Nature Speaking

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